Les proches aussi ont besoin d’aide, ou l’exemple inspirant de ce qui se fait pour les aidants d’Alzheimer

Il y a quelques semaines, un article de presse écrite locale avait retenu mon attention, qui s’intitulait « Un malade, c’est toute une famille qui a besoin d’aide ». Cet article était relatif, non pas au cancer, mais à la maladie d’Alzheimer, véritable enjeu de société et priorité de santé publique, dans un contexte de vieillissement de la population.

Je ne suis bien évidemment pas un spécialiste de cette maladie, et bien que connaissant des personnes qui en sont atteintes et étant ainsi particulièrement sensibilisé, je ne peux pas dire que je suis concerné directement.

Pour autant, la cause défendue notamment par France Alzheimer, et tous les combats qui ont été menés dans ce domaine, me « parlent » beaucoup et alimentent ma réflexion sur la cause que je défends dans ce blog : celle des aidants.

L’article nous apprend qu’une attention particulière est accordée aux aidants familiaux à travers les actions de sensibilisation et de communication de France Alzheimer. Il nous apprend aussi que la loi du 28 décembre 2015 pour l’adaptation de la société au vieillissement vise à « reconnaître, valoriser et encourager les proches aidants familiaux. »

En visitant le site de France Alzheimer, ou celui de sa représentation à la Réunion où je réside, je découvre également parmi les nombreuses actions de cette formidable association qu’est proposée aux proches une assistance très diversifiée : écoute téléphonique, accueil et renseignements, soutien psychologique (consultation individuelle et groupe de paroles), activités, formations, …

Vous aurez bien compris où je veux en venir : pour le cancer comme d’ailleurs pour d’autres maladies qui, comme Alzheimer, entraînent avec elles toute une famille et impactent fortement la vie de l’entourage, il est temps que se développe la conscience de la place des proches, de leur importance dans le parcours du malade; et que s’organise une offre d’assistance également diversifiée, comme ce que je viens de citer précédemment.

Ce que Proches et Cancer a voulu initier, il y a maintenant une dizaine de mois, n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan. Un petit pas dans la prise de conscience. Mais je caresse le rêve qu’un jour les aidants de malades du cancer puissent facilement bénéficier d’une écoute téléphonique, de forums de discussion, de groupes de paroles, de soutien psychologique, d’activités ou événements pour qu’on s’occupe un peu d’eux et qu’ils puissent pendant un moment « lâcher prise », de formations adaptées…

Il y a un réel besoin, ou je fais vraiment fausse route ?

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