La chimiothérapie racontée par un accompagnant de malade – L’arrivée en chimiothérapie ambulatoire

Dans l’article précédent, nous avions décrit comment se passait la visite avec l’oncologue, qui précède systématiquement l’injection de chimiothérapie.

Une fois cette visite terminée, vous vous rapprocherez du moment de l’injection en pénétrant dans le service de chimiothérapie ambulatoire, là où se trouvent les salles d’injection. Là encore, il m’a paru nécessaire de décrire ces premiers moments : l’accueil, le choix du lieu où se déroulera l’injection, et les ressources d’accompagnement que vous pouvez éventuellement solliciter.SchemaArticle_ArriveeChimioAmbu

Vous êtes accueillis par le personnel infirmier. Une personne se chargera de récupérer la carte de soins, de l’enregistrer, de vérifier le protocole qui a été déterminé pour le (la) malade, et lui demandera s’il (elle) préfère un box individuel ou la salle collective. Je parle bien sûr de la clinique que j’ai fréquentée, je ne sais pas si dans tous les établissements la configuration du service est exactement la même. Mais si j’en parle, c’est que ce choix peut avoir de l’importance. Quelquefois, s’il y a déjà beaucoup de malades en traitement avant vous et que tous les box individuels ont été pris, vous n’aurez pas le choix : ce sera la salle collective. Elle comporte plusieurs sièges médicalisés.

C’est un avis très personnel, mais je préconise, pour la première fois au moins, mais aussi pour les autres, de choisir plutôt un box individuel. C’est plus intime, plus rassurant, on n’a pas la vue sur d’autres malades en traitement et sur leurs réactions. Le lieu est plus discret pour des conversations avec le proche.

Je fais à ce propos une parenthèse. Je dis le proche et non les proches. Il n’y a pas besoin d’y aller à plusieurs, évitez d’avoir trop de monde et laissez le (la) malade choisir qui il préfère à ses côtés. Bannissez l’idée qu’un enfant, quel que soit son âge, puisse être présent. Ce n’est pas sa place, et de toute façon en général il n’y sera pas autorisé. Les proches angoissés et à l’anxiété communicative doivent aussi être mis à l’écart. De toute façon, les box sont petits et ne permettent pas d’accueillir beaucoup de personnes. Je fais quand même une exception : une personne chère comme un(e) très bon(ne) ami(e) peut venir passer un moment. Ca peut faire plaisir au malade et lui apporter un soutien supplémentaire, mais là encore, c’est au malade de décider, et je suggère que ça soit une personne qui apporte vraiment des pensées positives.

L’infirmier(ère) ou l’aide-soignant(e) qui vous accompagnera vers le lieu d’injection demandera de quel côté est implanté le cathéter. C’est un détail mais un détail de confort. Selon la manière dont le lit est positionné dans la pièce, et donc la colonne à laquelle vont être suspendus les poches de médicaments à injecter et qui supportera l’appareil qui contrôlera l’injection, il vaudra mieux choisir telle salle plutôt que telle autre pour être à l’aise (avec la tête du lit du bon côté, donc la possibilité de l’incliner dans la position la plus confortable choisie par le ou la malade).

Le temps qui précède l’injection peut aussi être le moment de solliciter les services d’accompagnement ou soins de support : par exemple demander s’il est possible de rencontrer la psychologue si le malade en éprouve le besoin (ou vous-mêmes, proche), ou demander que le (la) socio-esthéticien(ne) vienne un moment pendant l’injection (un massage des pieds, des mains, du visage peuvent être très relaxants pour le malade pendant son injection; et c’est aussi l’occasion de recueillir quelques conseils d’esthétique liés au traitement).

Voilà pour cette phase d’arrivée et d’installation dans le lieu où se fera le traitement de chimiothérapie. Dans le prochain article, nous évoquerons la préparation de l’injection.

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Merci de votre attention et à bientôt pour la suite des articles consacrés à la chimiothérapie.

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