La chimiothérapie racontée par un accompagnant de malade – Introduction

Il y a quelques semaines de cela, dans la salle d’attente de mon médecin traitant, je lisais dans une revue datant de quelques mois un article sur les progrès de l’immunothérapie et la révolution qu’elle représente dans les traitements contre le cancer. Découvrant alors totalement le sujet, j’y ai attaché de l’intérêt et tout de suite pensé qu’il me faudrait écrire pour le blog un article sur ce thème.

Entre temps, j’ai pu écrire des articles sur d’autres sujets, comme par exemple l’événement de la création du Rezo Rose à la Réunion. Et le blog a également connu des périodes de « silence » dus notamment à une vie personnelle devenue depuis quelques mois un peu plus compliquée, et au fait qu’écrire sur un blog prend beaucoup de temps, entre les apprentissages de techniques, la maîtrise d’outils spécifiques, les recherches, la préparation de la rédaction, et la rédaction elle-même.

Mais s’il me vient souvent l’idée de traiter de sujets qui me semblent intéressants, je me fais aussi une réflexion : ai-je déjà évoqué l’essentiel ? Le blog est certes structuré en rubriques diverses, qui font la promesse d’aborder différents aspects de l’accompagnement de malades du cancer, Mais nombre de ces rubriques restent encore vides (et la promesse n’est alors pas tenue), et se rempliront sans doute progressivement, au rythme que me permettra ma disponibilité pour écrire.

Et parmi mes questionnements vient également celui-ci : le contenu que je propose est-il utile au public que je vise ? Quelle est la proposition de valeur de ce blog ? Est-ce qu’il répond aux attentes et aux préoccupations des lecteurs ?

Quand on s’intéresse au blogging et qu’on consacre, comme je le fais depuis des mois pour faire évoluer Proches et Cancer, du temps à se former au webmarketing, il y a un principe à respecter, que résume bien Seth Godin, un des gourous américains du marketing : « ne cherchez pas des clients pour vos produits mais cherchez des produits pour vos clients ». Autrement dit, je ne dois pas écrire pour moi, pour me faire plaisir, mais pour répondre aux besoins de mes lecteurs.

Cela m’a décidé, après plusieurs mois à amorcer la démarche, à m’interroger sur les besoins de mes lecteurs et plus généralement des personnes à qui s’adresse ce blog. Je publierai donc prochainement (juste le temps de finir de maîtriser les outils nécessaires pour le faire) un sondage qui recueillera les attentes et fera le point sur la manière dont le contenu actuel est perçu.

En attendant d’adapter mes productions par rapport à cette enquête, je me suis dit que dans la longue liste des choses sur lesquels je compte écrire sur ce blog, il me fallait sans doute commencer par le commencement. Qu’es-ce qui est un point souvent commun, un passage régulièrement obligatoire, et un sujet d’inquiétude, d’angoisse même, pour les malades comme pour les proches ?

Ma réponse à cette question vient assez naturellement : il faut absolument parler de la chimiothérapie, expliquer comment ça se passe. Pas avec les mots d’un médecin, pas avec les explications scientifiques. Il me semble utile plutôt de partager comment je l’ai vécue en tant qu’accompagnant : les appréhensions avant, le déroulement des séances, et tout ce qu’il y a autour.

En préparant ce projet d’expliquer la chimiothérapie, vue par un accompagnant (prisme forcément différent de celui du malade), je me suis rendu compte qu’il y avait beaucoup à dire. Je fais donc le choix de tout évoquer. Mais pour que ça ne soit pas long et indigeste, je fais aussi le choix de découper ce récit en plusieurs parties. Les articles sur la chimiothérapie se succéderont donc, et je vais vous tenir en haleine sur plusieurs articles et donc plusieurs jours.

Voici ci-après schématisé les « moments » que je vais aborder sur ces différents articles. L’enchaînement se lit dans le sens des aiguilles d’une montre (le présent article étant l’intro).

synoptiqueChimioVueParAccompagnant

J’aurai bien sûr besoin de votre feed-back, donc n’hésitez pas à me laisser vos commentaires. Votre retour (de satisfaction comme de critiques ou de compléments) sera bénéfique au blog mais aussi bénéfique à tous ceux qui recherchent des informations les plus complètes possibles sur le sujet. Il m’aidera aussi à améliorer la qualité du contenu. N’hésitez donc pas à réagir et ainsi témoigner de l’intérêt que vous porterez au thème évoqué. Vous pouvez aussi utiliser le formulaire de message pour me contacter.

Et comme d’habitude, si vous aimez les articles, n’hésitez pas à les partager par mail ou via les réseaux sociaux en utilisant les boutons prévus à cet effet sous l’article.

Enfin, pour être informés dès que la suite de la série d’articles sera publiée, je vous invite à vous inscrire à la newsletter de Proches et Cancer en utilisant le formulaire d’inscription.

C’en est terminé pour cette introduction et donc pour aujourd’hui. A très bientôt pour la suite, sur le thème « La chimiothérapie racontée par un accompagnant de malade ». Pour vous laisser le temps de lire et de « digérer », je programme la parution des articles suivants de ce sujet tous les deux jours (de même pour l’envoi de la newsletter annonçant la nouvelle parution, pour ceux qui sont déjà abonnés).

C’est parti pour cette série d’articles. A bientôt.

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    2 pensées sur “La chimiothérapie racontée par un accompagnant de malade – Introduction

    • 8 juillet 2016 à 6 h 08 min
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      Bonjour et merci pour l’existence de ce blog, je suis accompagnante pour mon mari (46 ans) et rentrer dans ce circuit de soins n’ai pas évident du tout car la personne malade est « assommée » par l’annonce de la maladie puis rapidement par la chimiothérapie, les pertes de toutes natures arrivent très vites, elle a besoin plus que tout d’un bon entourage pour tenir le coup moralement et physiquement.
      De ce fait et bien il faut bien que le conjoint (ou proche) assure au moment ou la personne soignée en a le plus besoin….mais de quelle manière moi aussi je suis avec mes angoisses mes incompréhensions mes doutes, et heureusement mes joies lorsque le traitement fonctionne mais on le sait la route va être longue et fatigante pour tout le monde, si je lâche qui prend le relais ? et bien en ce qui nous concerne personne.
      Pour moi la personne accompagnante donne beaucoup d’elle même et à un moment il faut se ressourcer, recharger les batterie, c’est pourquoi je me suis arrêtée sur ce blog car d’une part sa présentation m’a donné envie d’y rester et puis les thèmes proposés correspondent à ce que j’avais envie de lire.
      Une autre chose qui m’aide aussi à me sentir moins seule ce sont les témoignages de personnes accompagnantes, qui pour l’instant sont quasi inexistant… j’espère bientôt pouvoir échanger et partager mon expérience avec d’autres personnes à travers ce blog, merci encore pour cette initiative et à très bientôt.

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      • 9 juillet 2016 à 18 h 28 min
        Permalink

        Bonjour et merci Muriel pour ce témoignage et pour votre soutien au blog.
        Je sais que vous lisez attentivement les articles, et votre commentaire est motivant. En effet, écrire ces articles prend du temps et de l’énergie, réveille des souvenirs difficiles. J’ai parfois l’impression d’écrire sans être lu et je me pose régulièrement des questions sur l’intérêt du contenu que je propose, et parfois même sur l’intérêt de continuer. Hé bien, vous démontrez que le contenu répond au moins aux attentes d’une personne. Alors, ça me donne la motivation pour continuer.
        Je répondrai aussi par ailleurs au message très intéressant et très riche de suggestions que vous m’avez envoyé par mail.
        Bon courage et prenez soin de vous.

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