Et si la définition du mot proche aidait à comprendre pourquoi il est important pour le malade…

Une réflexion  qui pourrait ressembler à une lapalissade m’a traversé l’esprit aujourd’hui : Le proche est important pour le malade, justement parce qu’il est… proche.

Deux acceptions du mot proche (adverbe et nom) fournissent en effet une première indication.

D’après le dictionnaire, « proche » signifie (entre autres sens) :

  • qui n’est pas éloigné (dans l’espace), lorsque le mot est employé comme un adverbe
  • parents, êtres chers, amis intimes, lorsque le mot est utilisé comme un nom masculin pluriel.

L’entourage du malade est composé de ces parents, êtres chers, enfants, intimes , … qui, comme j’ai déjà eu l’occasion de l’écrire, sont eux aussi emportés dans le tourbillon cancer et dont la vie sera également forcément bouleversée, souvent profondément.

Et selon moi, ce qui rend certains proches particulièrement importants, c’est justement la proximité physique avec le malade. Une proximité qui lui fait partager la diversité des étapes du traitement et des épreuves à traverser.

De différentes manières (la présence, le soutien, l’aide dans la vie de tous les jours, les pensées et attentions, l’accompagnement dans les soins, …), cette proximité se manifeste. Elle permet au malade d’abord de ne pas se sentir complètement seul (c’est important pour la sérénité qui va l’aider dans son combat) et de s’appuyer sur son entourage pour « gérer » le quotidien », ce qui va un peu (beaucoup ?) le soulager et lui libérer l’esprit pour se concentrer sur le plus important : le chemin vers sa guérison.

Lorsqu’on apprend par exemple la bonne nouvelle d’une rémission, d’un examen médical satisfaisant qui confirme la disparition de cellules cancéreuses, on mesure le chemin parcouru par le malade; on se souvient des épreuves  par lesquelles il a dû passer. On le félicite du courage et de la force qu’il a démontrés. On applaudit sa ténacité.

Pourtant, ces situations heureuses ont la plupart du temps été rendues possibles en grande partie (très grande partie ?) par l’investissement du proche qui, lui aussi, à sa façon, a traversé bien des épreuves : celle de l’angoisse liée à la maladie de l’être cher; celle des doutes; celle de voir au quotidien la personne malade souffrir des effets des traitements; celle de l’indifférence des autres quelquefois; celle des soucis de la vie quotidienne qui ne l’épargnent pas forcément; celle de la vie professionnelle où il n’aura pas toujours bénéficié d’indulgence par rapport à sa situation; entre autres vicissitudes de la vie qui a continué.

A contrario, on pourrait se poser la question : le résultat aurait-il été le même sans l’aide des proches ?

Personnellement, je suis convaincu que non. C’est pourquoi je souhaite qu’on n’oublie jamais leur contribution…

 

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