Ce que j’ai retenu de la Conférence « Sagesse et Symbolisme du cancer » du Dr Van den Bogaert le 28 mars 2016 à la Réunion

Je ne suis décidément pas assez régulier; j’espère que vous ne m’en tiendrez pas rigueur.

Mieux vaut tard que jamais, je vous fais enfin un retour sur la conférence à laquelle j’ai assisté le 28 mars dernier à l’Hôtel Le Récif, dans la cité balnéaire de Saint-Gilles-les-bains à la Réunion. Une chance (pour moi qui suis fan des approches de cet homéopathe belge en ce qui concerne l’influence du mental sur le cancer) d’avoir appris la tenue de cet événement, organisé par Formessences ,

Voici les enseignements que j’ai pu recueillir et que j’ai le plaisir de partager avec vous. Je ne les commente pas et vous les livre tels quels. N’hésitez pas à me faire part de vos réactions.

  • Après nous avoir rappelé son histoire personnelle (sa jeune soeur à l’âge de six mois est devenue quadriplégique après une réaction à un vaccin , retrouvera l’usage de ses quatre membres après un traitement homéopathique mais restera handicapée mentale) , événement familial qui l’a amené à devenir médecin, il a d’abord évoqué ce qu’il a appelé la généalogie médicale, pour mieux nous expliquer comment une maladie se dessine et comment elle peut se prévenir.
  • Il nous a parlé d’épigénétique, étude des protéines autour du gène : notamment, tous les cancers sont en lien avec un oncogène. Si on agit sur certaines protéines, on peut atteindre certains gènes.
  • Tous les cancers ne s’abordent pas psycho-émotionnellement de la même manière. Chaque cancer a un ressenti émotionnel différent.
    • Au cours de l’évolution, il y a d’abord le mouvement, puis le ressenti
    • Les images que l’on fait dans notre cerneau font la maladie. En fonction de ce qu’on imagine, de son ressenti, on peut déclencher ou arrêter une maladie
    • La maladie va provenir ainsi d’une émotion intense, imprévue, imparable, vécue dans l’imparable (le repli sur soi étant alors le pire)
  • Le Dr Van de Bogaert a coutume de dire à ses patients « Vous n’allez pas mourir DU cancer mais AVEC un cancer, à défaut d’avoir compris à quoi il sert ». D’où la question en forme de jeu de mots que l’on retrouve dans certains de ses écrits ou de ses interventions : quand sert le cancer ? Et d’affirmer qu’il sert à quelque chose, comme toutes les maladies.
  • Le médecin belge nous apprend ensuite qu’il y a un parallélisme entre le développement de l’embryon, l’évolution, et le développement d’une tumeur. Et que les embryons font des métastases dans le corps de leur mère. Or, il n’y a pas de mère morte d’avoir développé des cellules cancéreuses pendant la grossesse, simplement parce que ces cellules s’éliminent toutes seules une fois qu’on n’en a plus besoin.
  • Il nous a évoqué en détail l’effet nocebo (du latin je nuirai), inverse de l’effet placebo, en commençant par illustrer le concept par ce fait-divers des années 50 : un employé des chemins de fer britanniques se retrouve par mégarde enfermé dans un wagon frigorifique. Le voyage dure plusieurs heures et à l’arrivée, on le retrouve mort. Son corps, examiné par les médecins, présente tous les symptômes d’une mort par le froid. Pourtant, le système de refroidissement du wagon était en panne et la température à l’intérieur de la chambre froide était de l’ordre de 18°C. Convaincu qu’il allait mourir, le malheureux homme a « programmé » sa disparition. Pour plus de détails sur l’effet nocebo et les suggestions que nous pouvons nous faire et qui ont des effets dévastateurs, je vous invite notamment à lire cet article de Christophe Carré . On y lit par exemple que la neurobiologiste américaine Helen Pilcher, New Scientist évoque le cas de ce malade : « A la fin des années 1970, Sam Shoeman apprend qu’il souffre d’un cancer du foie en phase terminale et qu’il ne lui reste plus que quelques mois à vivre. Shoeman meurt effectivement quelques semaines plus tard et pourtant les résultats de l’autopsie révèlent que les médecins s’étaient trompés : la tumeur était en réalité minuscule et il n’y avait aucune trace de métastases. “Il n’est pas mort du cancer, il est mort parce qu’il croyait qu’il était en train de mourir du cancer”, résume Clifton Meador, professeur à l’école de médecine Vanderbilt de Nashville. ».
    • L’effet nocebo évoque quelque chose qui ne nous plaît pas, qui nous nuit. Ainsi, quand on nous fait le diagnostic d’une tumeur, notre inconscient entend « Tu meurs », ce qui provoque un deuxième choc. S’il y a des métastases (généralisation du cancer), les médecins provoquent involontairement en l’annonçant un 3ème choc,.
    • Les gens meurent de ne pas savoir gérer ces conflits sans se remettre en question et remettre en question les informations médicales qui pourraient leur suggérer que leurs chances de survie sont faibles.
  • A cette étape de mon compte-rendu, il ma paraît important de souligner et même d’insister fortement : en aucun cas il ne faut opposer ces enseignements avec les traitements médicaux contre le cancer. La question a d’ailleurs été posée pendant la conférence, un peu brutalement d’ailleurs : faut-il arrêter la chimiothérapie ? (implicitement, ne peut-on uniquement compter sur cette « prise de conscience » qui permettrait de guérir ? La réponse du Dr Van den Bogaert est sans ambiguïté sur ce sujet : il est absolument nécessaire d’aller faire sa chimiothérapie, car « il est très difficile d’aller guérir spontanément « . Il faut donc considérer ce qui est mis en lumière par son approche comme des ressources complémentaires qui vont faciliter la guérison, et non comme des « recettes miracles » à opposer aux traitements traditionnels de la médecine. Il appartient au patient d’aller chercher les ressources qui lui semblent utiles car c’est SA maladie (cf. plus loin effet placebo : chacun peut trouver ce qui lui semble bénéfique pour sa santé et lui permet de se sentir mieux).
  • Cependant, un brin provocateur, il nous indique que beaucoup de gens vont comme des moutons faire leur chimiothérapie ou leur radiothérapie, et que la plupart ne font rien d’autre. beaucoup ne se posent pas plus de questions. Or, c’est le moment de faire appel à des ressources mentales et à des ressources complémentaires. Et de citer les exemples de Steve Jobs, dont la vie a été prolongée de 7 ans grâce à des pratiques complémentaires, ou de David Servan-Schreiber.
  • La conférence a aussi porté sur l’homéopathie sensitive (HOMSHAM). Il explique comment il va « scanner » l’histoire de famille de ses patients en leur demandant de dessiner en deux minutes leur arbre généalogique. Celui-ci va lui permettre de savoir exactement ce qui est bloqué dans le cerveau, juste en regardant ce dessin réalisé en 2 minutes (donc en état de mini-surstress) : ce sont les fautes sur le dessin notamment qui vont les sauver car ils révèlent le diagnostic.
  • Quand quelqu’un a une maladie et qu’on connaît l’invariant de cette maladie, on doit retrouver cela dans l’arbre généalogique. Donc, on peut aussi prévenir le mal. La maladie est souvent la dernière possibilité de changement, pour peu qu’on détecte ce signal, ce sens.
    • Le conférencier a cité plusieurs exemples parmi les patients qu’il a rencontrés. Ainsi, il a été confronté au cas d’une femme atteinte d’une tumeur péritonéale très puissante. L’arbre généalogique et le travail fait avec les proches n’avaient rien décelé, jusqu’à ce que la mère se souvienne un jour d’un avortement occulté depuis 30 ans. Lorsqu’elle en a parlé à sa fille, la tumeur a fondu.
    • Tout ce que nos ancêtres n’ont pas réglé, nous sommes susceptibles de le régler.
    • « quand les parents sont en psychose, ce sont les enfants qui causent, par le ‘mal à dire’ (cf. maladie) »
    • Il nous a invités à prendre connaissance, sur son site, de l’histoire de la guérison épigénétique du patient Salvatore. Je vous invite à découvrir cette histoire, je l’expliquerais moins bien que ne le fait la vidéo.
  • Eduard Van den Bogaert nous parle ensuite de la question cruciale qu’il pose à tous ses patients atteints du cancer : de quoi as tu envie ? En-vie étant différent de Tu-meurs. Ou l’on fait appel à l’effet placebo cette fois (en latin je plais). De quoi avez-vous envie ? Forcément de quelque chose qui vous plaît. Il demande d’ailleurs au patient la puissance de l’envie.
  • Quand on « lutte contre le cancer », le pronostic n’est pas bon car on active le système orthosympathique (image négative de ce « combat »). Le praticien évoque d’ailleurs une phrase qu’il entend souvent chez des malades du cancer du sein qui expriment la volonté de « vivre comme avant ». Or, vivre comme avant c’est se mettre dans la même situation qu’avant son cancer, là où justement il faudrait rompre avec ce passé qui a généré des choses négatives. On meurt de ne pas évoluer. On vit si on change. Et quand on ne sait pas quoi changer, on commence par ce dont on a envie. Il rappelle à ce propos cet exemple d’une patiente venue le voir alors qu’elle était atteinte d’une leucémie aigüe foudroyante, avec un pronostic ne dépassant pas 24 heures. Il lui demande de quoi elle a envie, là tout de suite. Elle répond « boire un café sur la rive gauche de la Seine ». S’en suit un approfondissement de cette envie. Il lui suggère d’aller assouvir son en-vie. Au départ, elle avance plusieurs bonnes raisons ou contraintes (mari surproducteur du fait de sa maladie, bébé à récupérer à la crèche, etc.) jusqu’à ce qu’il arrive à la convaincre de gérer les quelques contingences et de prendre le train depuis Bruxelles pour Paris. Elle va donc boire son café sur la rive gauche de la Seine, est envahie d’une joie immense, d’un plaisir intense. Retour à Bruxelles : là où elle devait selon le pronostic décéder le lendemain, elle est toujours vivante et bien en vie. Il l’envoie chez son oncologie qui constate une guérison spontanée. Il en parle comme d’un acte « psycho-magique » pour nous dire que « lorsque l’image change, on peut tout changer ».
  • En conclusion, la maladie a toujours un sens, une sagesse. En la décodant et en trouvant sa sagesse, on peut en être guéris.
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